Rien n'est jamais joué d'avance

Dimanche dernier, Black Bazar, le groupe de rumba fondé et encadré par l’écrivain Alain Mabanckou a électrisé le Festival de la Goutte d’Or à Paris. Grand succès. Sous le soleil déclinant du soir, de nombreux Parisiens ont esquissé quelques pas de rumba, renforçant ainsi l'idée que ce groupe est bien devenu l'un des porte-étendards de ce rythme dans la ville-lumière.

La veille, Bruce Springsteen avait donné au Stade de France un concert mémorable pendant plus de trois heures devant un public conquis. Une fois de plus, « Le boss » a prouvé qu’il méritait son surnom.  Et pendant que la foule reprenait en chœur son « Born in the USA », le président américain  poursuivait sa tournée en Afrique. Après le Sénégal où il notamment visité l’Ile de Gorée, il s’est rendu en Afrique du Sud où il a, entre autres, visité le bagne de Robben Island, notamment la cellule où Nelson Mandela a passé 18 de ces  27 ans de détention. Barack Obama a rendu un vibrant hommage à l’ancien leader anti-apartheid toujours hospitalisé et dans un état critique. Hier il est arrivé en Tanzanie, dernière étape de son périple africain. Au même moment, les responsables européens attendent  de pied ferme ses explications à propos d’étranges affaires d’espionnage, notamment l’Allemande Angela Merkel et le Français François Hollande.

A l’autre extrémité de l’Afrique, en Egypte, Mohamed Morsi est en grande difficulté. Personne ne pouvait prévoir cette situation. Avec l’entrée en jeu de l’armée, tout peut désormais aller très vite en faveur de l’un ou l’autre camp.

Des « camps », il vaut mieux ici parler « d’équipes », il y en a beaucoup dans le 100e Tour de France qui a commencé le 29 juin avec sa kyrielle de stars. Quelques personnalités ont commencé à sortir du lot. Hier par exemple, l'Australien Simon Gerrans a remporté la 3e étape en devançant au sprint le Slovaque Peter Sagan.  Pendant ce temps, le Belge Jan Bakelants a conservé son maillot jaune de leader. Ici aussi, impossible pour l'heure de prédire l'avenir, de prédire qui va gagner le tour.

Dans le même temps, au grand chelem de tennis de Wimbledon, les surprises de taille se poursuivent : les favoris sont éliminés les uns après les autres; après le Suisse Roger Federer, l’Espagnol Rafael Nadal, le Français Wilfrid Tsonga (par forfait), la Biélorusse Victoria Azarenka et la Russe Maria Sharapova, hier c’est l’hyper favorite, l’Américaine Serena Williams, qui a été éliminée de la compétition par l’Allemande Sabine Lisicki. Aucun spécialiste du tennis n'avait prédit de tels faits. 

Preuves encore que dans notre monde qui va très vite, rien n’est jamais joué d’avance.

La Rédaction